Sur la France comme sur l’Europe, les socialistes confondent propositions et fictions
L’UMP déplore l’irréalisme et le flux de promesses creuses lancés par les socialistes en prévision du Congrès de Reims.
Pour la France, tous les ténors du PS se rejoignent sur un mot d’ordre : « payer plus, pour dépenser plus ». Et tous se rejoignent sur une méthode : la contrainte et les dépenses publiques. Les socialistes croient pouvoir répondre aux défis du XXIè siècle en utilisant les recettes du passé : multiplication des services publics et de leur effectif, taxation tous azimuts des entreprises et des classes moyennes. Les unes payant les autres. A la difficile réforme de l’Etat, ils préfèrent la facilité du conservatisme dispendieux.
Pour l’Europe, les socialistes demandent à l’Europe des projets concrets, mais se contentent pour eux-mêmes de vagues promesses qui s’effriteront au contact de la réalité. Sur l’Europe sociale, nous ne savons pas s’ils soutiennent le traité de Lisbonne qui rend obligatoire la Charte des droits fondamentaux, et permet le passage à la majorité qualifiée nécessaire à l’Europe des projets. Ils veulent une Europe puissance, mais ils se gardent bien de dire s’ils sont pour de nouveaux transferts de compétence. Ils veulent une Europe solidaire, mais ils hésitent à soutenir l’Union pour la Méditerranée. Sur l’Europe d’aujourd’hui, nous ne savons pas s’ils souhaitent un nouveau référendum en Irlande ou s’ils préfèrent enterrer l’indispensable réforme des institutions communautaires.
Tant de questions clés sans réponses témoignent d’une absence irresponsable de vision pour l’Europe, à l’heure où
l’Union est plus que jamais nécessaire.
Chantal Brunel
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