Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Mercredi 30 septembre 2009

EDITO :

Burkini, la burqa file sa métaphore …

 

Après les femmes « emburquées » de Vénissieux, le débat relatif au port du voile intégral a pris un nouvel essor avec l'affaire du burkini, ce maillot de bain intégral arboré par une baigneuse à Emerainville le 12 août dernier. Cette déclinaison de la burqa, parce qu'elle dissimule un ordre implicite - « quoi que vous fassiez, restez voilée » - soulève une interrogation : jusqu'où ces femmes iront-elles? Il va de soi qu'un tel vêtement ne trouve aucune justification, pas même dans l'affirmation d'un soi-disant libre arbitre revendiqué par ces femmes elles-mêmes. Le port du voile/maillot intégral est incompatible avec nos valeurs. La dignité et le respect de la femme sont constitutifs de notre République. Je pense donc qu'aucune concession ne doit être faite quant à ces valeurs et à nos traditions (pas plus qu'il ne faut dispenser les filles de gymnastique à l'école ou imposer la distinction des sexes dans le traitement médical). Ne nous laissons pas abuser par de telles pratiques: elles sont le fait d'une minorité extrémiste contre laquelle se battent de nombreuses associations musulmanes qui entendent pratiquer leur culte dans le respect de nos valeurs. A celles-ci, je tiens à réitérer mon soutien.

 

 

 

AU PARLEMENT :

 

Ma PPL adoptée définitivement !

Après avoir été votée par le Sénat en juin, puis adoptée en seconde lecture en Commission des Finances à l'Assemblée Nationale le 9 septembre, ma Proposition de Loi tendant à favoriser l'accès au crédit des PME était de retour à l'Assemblée pour un vote définitif. Le 17 septembre, vers 11h30, au terme d'un débat animé et constructif, elle a finalement été votée par une très large majorité. Je me réjouis de ce vote. Le déficit d'accès au crédit auquel sont confrontés des milliers de responsables de PME exigeait une application rapide des mesures de ma PPL : c'est désormais chose faite.

 

 

Nouvelle nomination :

En tant que membre de la Commission des Finances, j'ai été nommée rapporteur spécial du budget travail-emploi. Il s'agit de contrôler la bonne utilisation des 11 milliards d'euros de crédits (crédits pôle emploi …).

 

 

 

AU CONSEIL GENERAL :

 

Finances du Conseil Général : le festival de la dépense...

« Houleuse », telle a été la séance plénière du Conseil Général de Seine-et-Marne le 29 juin dernier, consacrée à l’examen des ajustements du budget primitif 2009. La majorité de gauche a décidé « d’ajuster le budget départemental », en d’autres termes, il a été décidé de faire des « économies ». On se demande pourquoi Vincent Eblé, le Président (PS) du Conseil Général, n’a pas commencé plus tôt. Il y a quelques mois, il nous expliquait (magazine du Conseil Général) qu’il ne pouvait économiser sur aucune dépense et il a déclenché une grande campagne (affiches, bulletins …) aux frais du contribuable seine-et-marnais pour dire que l’Etat devait payer. Depuis 2005, le Conseil Général a dépensé sans compter: + 82 % des dépenses en publicité et en relations publiques, + 14 % en fêtes et cérémonies et + 26 % en réceptions, sans parler de cette coûteuse campagne de publicité pour expliquer que le Conseil Général ne pouvait pas faire d’économies et que l’Etat devait payer, refrain maintes fois entendu … Contrairement à l’adage, « avant de bâtir la tour, il faut calculer la dépense », le calcul et l’épargne n’ont pas été les points forts des gestionnaires socialistes plutôt champions du recours à l’emprunt et de la hausse des impôts …

 

 

 

EN CIRCONSCRIPTION :

 

Rentrée des classes studieuse à Ferrières-en-Brie !

C’est avec une certaine nostalgie et des souvenirs plein la tête que j’ai assisté jeudi 3 septembre, en compagnie de Mireille Munch, Maire de Ferrières-en- Brie et de Jacques Marchal, Inspecteur d’Académie, à la rentrée des classes des élèves de maternelle et de primaire du groupe scolaire de la Tafarette de Ferrières-en-Brie. Une rentrée qui s’est déroulée dans une atmosphère studieuse et détendue, malgré l’émotion de certains enfants qui n’ont pu retenir quelques petites larmes …

 




Visite des différents forums des associations :

Je me suis rendue les samedis 5 et 12 septembre successivement aux forums des associations des communes de Thorigny-sur-Marne, Montévrain, Chanteloup-en-Brie, Bussy-Saint-Georges, Roissy-en-Brie, Ferrières-en-Brie, Torcy, Dampmart, Pontcarré et Coupvray. J’ai ainsi pu rencontrer et féliciter ceux et celles qui, par leur action et leur engagement, font vivre notre circonscription.

 

 



Nouvel élan pour Demain Autrement :

Association créée afin d’offrir un lieu d’expression, d’échanges et de dialogues pour ceux qui sont intéressés par le futur de notre circonscription et l’actualité locale, en dehors de toute affiliation à un parti politique, j’ai souhaité, avec sa Présidente Michèle Champion, lui donner un nouveau souffle. L’objectif est double ; d’une part celui de faire participer tous les adhérents à la de la 8ème circonscription et ainsi les impliquer au maximum à travers des réunions et des débats sur les thèmes qui nous concernent. Le second objectif est de rassembler, hors partis politiques, et de réunir ceux qui librement veulent être actifs dans le débat local et national. Cette association se veut être un club de réflexion pour faire murir des projets et diffuser des idées. Diverses manifestations seront organisées durant le dernier trimestre 2009, comme la visite de l’Hôtel de la Marine, la visite du Sénat et un débat sur l’avenir de Disneyland Paris. Pour plus d’informations et adhérer à Demain Autrement, n’hésitez pas à nous écrire : chantal_brunel@yahoo.fr, ou par courrier au : 6 rue Konrad Adenauer, 77 600 Bussy-Saint-Georges.

 

 

 

EN BREF …

 

-124 733 euros pour la halle du marché de Torcy !

J'ai obtenu du Secrétariat d'Etat chargé du Commerce une subvention exceptionnelle de 124 733 euros pour la commune de Torcy. Ces fonds serviront à réhabiliter la halle du marché.

 

 

-80 000 euros pour l’école maternelle des Sapins !

J’ai donné, au titre de ma réserve parlementaire, 80 000 euros pour l’école Maternelle « Les Sapins », à Roissy-en-Brie.

 

 

-Dates des prochaines permanences en mairie :

+vendredi 2 octobre, de 17 heures à 19 heures à la mairie de Collégien,

+vendredi 9 octobre, de 17 heures à 19 heures à la mairie de Pontcarré,

+lundi 19 octobre, de 17 heures à 19 heures à la mairie de Thorigny-sur-Marne.

Par Thierry Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 28 septembre 2009

 



Alors que sera prochainement discuté le changement de statut de la Poste, le Mouvement Populaire et le Gouvernement entendent bien sauver la Poste tout en lui conservant son statut public.

 

« Le Mouvement Populaire et nos militants sont comme tous les Français attachés au statut public de La Poste, la privatisation n'est absolument pas l'intention du gouvernement et de la majorité », a déclaré Dominique Paillé lors du point presse hebdomadaire. « Il n'y a aucun, aucun risque de privatisation », a-t-il répété.

 

« Le gouvernement et la majorité entendent sauver La Poste ». « Si le gouvernement ne faisait rien, La Poste, telle que tous les Français y sont attachés, disparaîtrait », avec l'ouverture à la concurrence en 2011, a poursuivi Frédéric Lefebvre. « Il faut donc lui donner les moyens d’affronter cette future concurrence ».

 

« La Poste sera recapitalisée à hauteur de 2,7 milliards d'euros qui ne seront que des capitaux publics », a souligné Dominique Paillé.  « Elle va devenir une société anonyme. Ca n'est pas pour cela qu'elle sera privatisée. Les capitaux resteront à 100% publics et c'est juste une question de gestion interne et de concurrence sur le marché qui nous obligent à ce changement de statut, rien d'autre », a ajouté Dominique Paillé.

                                   ___________________________________

 

 

Communiqué de Xavier Bertrand    (22 sept. 2009)

 

Donner à la Poste les moyens de rester un service public accessible à tous et sur tout le territoire


Le Mouvement Populaire est scandalisé par l’attitude de la Première Secrétaire du Parti Socialiste, Martine AUBRY, prise en flagrant délit de mensonge. Peut-être veut-on faire oublier que ce sont les gouvernements socialistes* qui ont donné le feu vert à la nouvelle réglementation de la Poste ?

 

Mais, contrairement à ce que prétendent les socialistes, il n’a jamais été question de privatiser la Poste mais au contraire, de conforter son statut public, de lui donner les outils nécessaires à sa compétitivité pour que la Poste puisse relever les défis de demain. La Poste restera à 100% dans le giron de l’Etat.

 

Les missions de service public de la Poste (service universel du courrier, transport et distribution de la presse, aménagement du territoire, accessibilité bancaire) ont été précisées dans deux récentes lois. De plus, la transposition de la troisième directive postale, votée par les socialistes, comme doit le savoir Madame AUBRY, réaffirmera ces missions.

 

A l’heure du numérique, le Gouvernement entend poursuivre la modernisation de la Poste à l’échelle européenne.

 

La Poste d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier ! C’est dans cette optique que le Gouvernement fait évoluer son statut, pour lui donner les moyens de rester un service public de référence pour les Français, accessible à tous et sur tout le territoire et pour devenir l’un des premiers opérateurs postaux en Europe.

 

 

* C'est le gouvernement Jospin, dite de la "gauche plurielle" (1997-2002), auquel participait le Parti Communiste, qui a décidé la nouvelle réglementation de la Poste.

 

 

 

 

Par Thierry Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 6 août 2009

Une concertation préalable s’est déroulée pendant toute la durée de l’élaboration du projet de mise en révision simplifiée de la ZAC de la Haute Maison.

■ Information faite par voie de presse (Champs Magazine de février 2009 & le Parisien – Edition Seine & Marne du 12 février 2009).

Exposition de l’Epamarne destinée à expliquer le projet de densification de la ZAC de la Haute Maison.

■ Ouverture d’un registre en Mairie sollicitant l’avis des personnes

■ Mise à disposition de plaquettes d’information pour le public,

Cette même plaquette a été adressée par courrier du 17 février 2009 aux personnes publiques associées ou consultées.

L’exposition publique a démarré le 2 mars 2009 dans le hall de l’Hôtel de Ville de Champs S/Marne et deux permanences organisées par le S. A. N. ont eu lieu  les jeudis 26 mars et 2 avril 2009.  

 Le registre mis à disposition du public n’a malheureusement recueilli que peu d’observations (2).

 Pour permettre le développement de la ZAC de la Haute Maison, le règlement  a été plusieurs fois modifié, il a été décidé un aménagement de densification de la ZAC.

Le S.A.N précise :

«  les observations émises par quelques administrés ne semblent pas remettre en cause le parti d’aménagement…

  l’Epamarne a souhaité que la Surface Hors Œuvre Nette (573000m²  + 300.000 m² = 873.000m²) soit globale à l’ensemble des 5 secteurs et non plus affectée par secteur. Cette volonté n’a pas généré de surface supplémentaire à celle initialement prévue…

 De même, l’implantation d’immeubles de grande hauteur a été élargie au sein des secteurs 1 & 2.  A ce stade du projet,  il est préférable de laisser une certaine souplesse sur une localisation tout en conservant à l’esprit que ces immeubles de grande hauteur ne pourront être implantés sur des secteurs autres que ceux mentionnés ci-dessus. En aucun cas la hauteur maximale ne pourra être supérieure à 165m NGF. »

En conclusion, la densification des îlots urbanisables a peu intéressé les Campésiens, qui toutefois si ils n’y prennent garde verront prochainement s’élever des tours de vingt étages aux portes de notre ville.

 

Thierry Dubois avec : Nelly Dalissier, Nadia Robert, Laurent Laporte, Didier Lopez et Thomas Depaepe.

Par Thierry Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 20 juin 2009

Chacun se souvient de la grande campagne médiatique du Conseil général de Seine-et-Marne fustigeant l'Etat pour 75 millions d'euros qu'il lui devrait au titre des compensations liées au transfert de compétences. Polémique arrivant au moment où le CG connaissait de grandes difficultés à boucler son budget...

Yves Jégo avait alors demandé à Alain Marleix, Secrétaire d'Etat à l'intérieur et aux collectivités territoriales, des précisions sur ce sujet. Voici sa réponse :

"[...] Je rappelle que l'Etat a non seulement respecté les règles de compensation en vigueur à l'égard du département, dont les principes n'ont pas varié depuis l'acte I de la décentralisation, mais dans certains cas est même allé au-delà. Monsieur Vincent Eblé qui a été reçu récemment par mon cabinet en a d'ailleurs convenu. [...]

Le débat d'initiative parlementaire consacré à la compensation des transferts de compétences qui s'est tenu le mois dernier a aussi permis au Gouvernement de rappeler devant la représentation nationale que l'Etat a intégralement respecté ses devoirs, comme l'avait déjà admis le Président de l'Assocition des Régions de France (ARF) s'agissant des régions."
Par Thierry Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 20 juin 2009

DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

 

98ème session de la Conférence Internationale du Travail

 

Genève – Lundi 15 Juin 2009

 

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Monsieur le Président de la Conférence,

Monsieur le Directeur Général,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Représentants des travailleurs et des employeurs,

 

 

Dans quelques jours l’OIT fêtera le 90ème anniversaire de sa création.

Si j’ai répondu à l’invitation du Directeur Général SOMAVIA dont je salue l’action exemplaire à la  tête du BIT, c’est parce que je voulais rendre hommage à la plus ancienne de nos organisations internationales et au rôle qu’elle joue depuis la fin de la Première Guerre mondiale.

 

Parmi ceux qui avaient connu la guerre, ses morts, ses souffrances, se levèrent alors des hommes de  bonne volonté s’écrièrent « plus jamais ça ! ». Ils voulaient fonder les relations entre les nations « sur  la justice et sur l’honneur ». Ils voulaient que le droit prenne le pas sur la force. Ils créèrent la Société des Nations. Ils mirent la guerre hors la loi.

 

On sait ce qu’il advint.

Le Traité de Versailles en achevant une guerre en avait préparé une autre.

Et cette guerre fut pire encore que la précédente.

L’Europe une fois encore échappa de peu à l’anéantissement matériel et moral.

 

Du grand rêve de paix qui avait porté les espoirs d’une génération meurtrie, il ne resta à nouveau que des monceaux de ruines, des larmes, des millions de morts et le souvenir atroce de la Shoah.

 

De cet échec quelque chose cependant survécut.

Les rédacteurs du Traité de Versailles avaient eu au moins raison sur un point : « la paix universelle ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale ».

 

De cette idée forte était née l’Organisation internationale du Travail, la seule des institutions internationales créées après la Première Guerre mondiale qui soit encore vivante aujourd’hui.

 

Saint Just avait eu beau proclamer qu’avec la Révolution le bonheur était devenu une idée neuve en Europe, en 1919 la guerre totale et la production de masse avaient depuis longtemps renvoyé aux oubliettes de l’Histoire les idéaux des Hommes de 89. La création de l’OIT ce fut la réaffirmation que l’Homme devait cesser d’être regardé comme un moyen pour être reconnu comme une fin en soi.

Opposer le travail comme un moyen d’accomplissement et d’émancipation au travail comme une aliénation et un asservissement, faire de la justice sociale l’une des voies de la paix, voilà ce que fut dès l’origine la vocation de l’OIT. Voilà ce qu’elle est encore.

 

La foi ardente de quelques hommes lucides et courageux ne suffit pas à conjurer la tragédie quand les démocraties renoncèrent à se donner les moyens de défendre leurs valeurs. Parmi ces hommes lucides et courageux, comment ne pas penser à Albert Thomas, le premier Directeur du BIT.

Je veux rendre hommage à cette grande figure du socialisme européen, à cet ami de Jaurès, qui toute sa vie a voulu dépasser la lutte des classes, il pensait que « dès l’instant où les hommes se rencontraient les yeux dans les yeux et se parlaient, quelle que fut l’opposition des intérêts, un grand résultat était déjà acquis pour les ententes nécessaires ».

 

Il installa cette institution internationale si originale, la seule, aujourd’hui encore, où se rencontrent les représentants des Etats, ceux du patronat et ceux des salariés. Il la fit vivre. Lui donna son crédit.

L’inscrivit dans la durée. Inventa le dialogue social à l’échelle internationale.

 

D’où vient alors que les démocraties se soient trouvées aussi démunies face à la crise des années 30 et à ses terribles conséquences sociales et politiques ?

 

La réponse est simple : les Etats, les Gouvernements ne furent pas au rendez-vous des engagements qu’ils avaient pris.

En 1925, Albert Thomas écrit : « Je cherche péniblement la route qui mène à la ratification de conventions ».

 

Il milite aussi pour l’organisation de l’Europe.

Rien ne bouge.

Il s’impatiente tellement qu’en 1930 il s’écrie : « si nous laissons passer les années, les dangers de conflagration apparaitront de nouveau… ».

 

Il avait raison. Il fallait au plus vite inventer un monde nouveau avant que le vieux monde n’explose à la figure de tous.

Trop peu le comprirent et parmi ceux qui l’avaient compris, beaucoup n’osèrent pas.

 

Je pose une question : allons-nous tirer les leçons de l’Histoire pour qu’elle ne recommence pas ? Ou bien allons-nous refaire les erreurs du passé avec des conséquences qui pourraient bien se révéler aussi désastreuses ?

 

Alors que l’économie mondiale se trouve plongée dans une crise sans précédent depuis la Deuxième

Guerre mondiale pouvons-nous attendre ?

 

Face à la misère, à la faim, au travail forcé, aux conditions de vie dégradantes qui sont faites à tant de femmes et d’hommes dans le monde, avons-nous le droit d’attendre ?

 

Face au réchauffement climatique et aux menaces qu’il fait peser sur la stabilité du monde et sur la survie d’une partie de l’humanité, avons-nous le temps d’attendre ?

 

Face à l’épuisement des ressources non renouvelables jusqu’à quand devons-nous attendre pour produire différemment, pour vivre autrement, pour développer d’autres énergies ?

 

Face à un capitalisme financier devenu fou à force de n’être soumis à aucune règle et dont on commence à mesurer à quel point il peut être destructeur, est-il bien raisonnable d’attendre encore ?

 

Faut-il attendre que la crise économique, financière, sociale, écologique se transforme en crise politique majeure à l’échelle planétaire pour nous décider enfin à changer au risque qu’il soit trop tard ?

 

N’avons-nous pas assez attendu pour réguler une mondialisation qui, à côté de l’abondance de richesses qu’elle contribuait à créer, faisait grandir des poches de misères et de frustration ?

 

La régulation de la mondialisation, c’est la question centrale.

Le monde ne peut pas être gouverné que par la loi de l’offre et de la demande.

La mondialisation ne peut pas être l’alibi de tous nos renoncements politiques, intellectuels et moraux.

Or c’est ce à quoi nous condamne l’absence de régulation mondiale.

 

Oserai-je ajouter que la mondialisation ne survivra pas à la loi de la jungle. Parce qu’il ne peut pas y avoir de liberté sans règles.

 

L’OIT a toujours défendu cette thèse, non sans courage, alors qu’elle était à contre-courant d’une idéologie dominante puissamment ancrée dans les esprits et dans les institutions mondiales.

 

Dès juin 2004, Philippe Seguin à peine élu Président du Conseil d’Administration de l’OIT n’avait-il pas déclaré : « la priorité de l’OIT est de répondre au besoin de régulation de la mondialisation ».

C’était prémonitoire à une époque pas si lointaine où si peu de responsables politiques et économiques dans le monde prenaient cette question réellement au sérieux. Vous y avez depuis en partie répondu avec la « déclaration sur la justice sociale pour une mondialisation équitable ». Il reste à la faire entrer dans les faits. Comme il reste à faire entrer dans les faits les décisions prises par le G 20 sur la régulation financière.

 

Tout se tient. Les dumpings qu’ils soient monétaires, sociaux ou environnementaux ne doivent pas être regardés seulement comme des distorsions de concurrence qui provoquent des manques à gagner pour les entreprises qui les subissent. Ils sont aussi à l’origine de coûts sociaux et humains considérables.

 

Le travail des enfants n’est pas seulement une concurrence déloyale. Il empêche aussi les enfants d’aller à l’école et de s’instruire.

 

Il y a deux types de mondialisation.

Celle qui privilégie la croissance externe, chacun cherchant par tous les moyens à prendre les emplois et les marchés des autres.

Celle qui privilégie la croissance interne, c’est-à-dire un modèle de développement dans lequel chacun produisant plus et consommant davantage contribue au développement de tous.

 

La première pousse à l’extrême la logique de la compétitivité à tout prix en recourant à toutes les formes de dumpings, à des politiques commerciales agressives, à l’écrasement du pouvoir d’achat et du niveau de vie.

La deuxième s’appuie sur l’augmentation de la productivité, l’élévation du niveau de vie, l’amélioration du bien être.

 

La première est conflictuelle.

La deuxième est coopérative.

 

La première oppose le progrès économique et le progrès social.

La deuxième au contraire les lie l’un à l’autre.

 

Tout l’enjeu aujourd’hui est de faire passer la mondialisation de la première logique à la seconde.

 

Ceux qui ne veulent rien changer prétendront que c’est chimérique.

 

Ma conviction est que ce qui est chimérique aujourd’hui, ce qui est irresponsable, c’est de croire que la crise est une parenthèse et que tout va pouvoir recommencer comme avant.

 

Ce qui est chimérique et ce qui est irresponsable, c’est de croire que ce système de spéculation, de rentes et de dumpings qui a enfermé la mondialisation dans l’impasse dans laquelle elle se trouve, va pouvoir continuer indéfiniment, que l’on va pouvoir continuer de tout donner au capital financier et rien au travail, que les marchés financiers vont pouvoir continuer à imposer à toute l’économie, à toute la société, leur obsession de la rentabilité à court terme dopée par de gigantesques effets de levier d’endettement.

 

Ce qui est chimérique et ce qui est irresponsable, c’est de croire que les peuples subiront sans rien dire les conséquences douloureuses de la crise, qu’ils ne réclameront pas plus de protection, pas plus de justice, qu’ils supporteront de nouveau, comme si de rien n’était, les parachutes dorés et les gains mirobolants des spéculateurs payés par leur travail et par leur peine.

 

Je crois profondément qu’il y aura dans le monde qui vient une exigence de raison qui s’exprimera avec tant de force que nul ne pourra s’y soustraire. Au nom de cette exigence de raison, il y aura des comportements qui ne seront plus tolérés. Vous l’avez d’ailleurs pressenti en mettant à l’honneur la notion de « travail décent ».

 

Je le dis en pesant mes mots :

Ou nous aurons la raison ou nous aurons la révolte.

Ou nous aurons la justice ou nous aurons la violence.

Ou nous aurons des protections raisonnables ou nous aurons le protectionnisme.

 

Nous avons besoin de règles qui deviennent des normes et qui s’imposent à tous. Il ne s’agit pas d’harmoniser dans le détail toutes les législations du travail. Il ne s’agit pas d’imposer aux pays les plus pauvres les normes sociales des pays les plus riches. Mais il s’agit de mettre en place entre les nations un système de règles qui tirent tout le monde vers le haut au lieu de tirer tout le monde vers le bas.

 

Comment comprendre qu’une cinquantaine d’Etats dans le monde n’aient pas encore ratifié les huit conventions qui définissent les droits fondamentaux du travail ? Quel monde voulons-nous ? Voilà la question que nous devons tous nous poser. La France, quant à elle, y répond en prenant l’engagement de ratifier prochainement la convention sur le travail maritime et la convention cadre sur la santé.

 

Le problème des normes sociales et environnementales est l’un des plus difficiles. Il nous oblige à nous interroger sur ce qu’il faut bien appeler « la marchandisation du monde ».

 

C’est à dire l’extension progressive de la sphère marchande à toutes les activités humaines qui a été l’une des caractéristiques majeures de la mondialisation des vingt dernières années et qui a mis le droit du commerce au dessus de tout.

 

Mais la santé, l’éducation, la culture, la biodiversité, le climat, le travail ne sont pas des marchandises comme les autres. On sait l’énergie que la France a mise à faire valoir le respect de la diversité culturelle. Elle mettra la même énergie à placer sur un pied d’égalité le droit de la santé, le droit du travail, le droit de l’environnement et le droit du commerce. Elle mettra la même énergie à lutter contre la tentation du protectionnisme et à défendre l’idée que l’OMC ne peut pas être seule à décider de tout et que chaque institution spécialisée doit avoir sa part dans la définition des normes internationales et dans leur mise en œuvre.

 

Il faut plus de pouvoir, plus de moyens pour le Fonds Monétaire International, l’Organisation

Mondiale de la Santé, l’Organisation Internationale du Travail pour que les normes qu’ils édictent ne restent pas lettres mortes. Et lorsque nous serons parvenus, à Copenhague, à un accord ambitieux sur le climat, il faudra que soit créée alors une véritable Organisation mondiale de l’environnement en mesure de faire appliquer les engagements qui auront été pris, je l’espère, par tous.

 

La gouvernance mondiale du XXème siècle ne peut pas être celle du XXIème siècle. Nous avons déjà trop attendu.

 

J’appelle à associer les grands pays émergents à la gouvernance mondiale. Nous avons trop attendu pour qu’ils soient représentés parmi les membres permanents du Conseil de sécurité. Trop attendu pour élargir le G 8 à 13 ou 14 membres.

Comment peut-on espérer gouverner le monde en laissant de côté plus de la moitié de l’humanité ?

 

J’appelle à soumettre le libre échange à une exigence de réciprocité. Sur ce point aussi nous avons trop attendu au point de dénaturer le libre-échange et de dresser contre lui ce qui devrait en être les plus ardents défenseurs.

 

J’appelle à ce que les interventions du FMI, de la Banque mondiale, des banques de développement, du PNUD soient soumises à une conditionnalité environnementale et à une conditionnalité sociale.

 

Il n’est quand même pas normal que le FMI ou la Banque Mondiale viennent au secours d’un pays sans qu’on puisse lui demander de respecter des règles élémentaires en matière d’environnement, de droit du travail ou de santé publique.

On ne peut pas accepter que l’aide internationale serve à encourager le travail forcé ou le travail des enfants ou une pollution qui menace l’avenir de la planète.

 

Mais, on ne peut aborder ce problème de la conditionnalité sociale ou environnementale sans poser la douloureuse question des politiques d’ajustement. Car on ne peut pas demander à un pays de respecter un certain nombre d’exigences sociales et lui imposer en même temps, comme on l’a trop souvent fait par le passé, des plans d’ajustement ayant des conséquences sociales et humaines désastreuses. Pour pouvoir donner des leçons, les organisations internationales doivent d’abord se les appliquer à elle-même.

 

On ne peut pas non plus exiger des pays pauvres et des pays émergents des efforts qu’ils ne seraient capables d’accomplir sans ruiner définitivement leur économie et leurs possibilités de développement.

Les efforts demandés doivent être raisonnables et progressifs, et à tout effort doit correspondre une aide au développement accrue. C’est dire que l’on ne pourra progresser dans l’intérêt de tous que si l’effort est partagé, que si les pays les plus avancés sont capables de partager leurs rentes, de faire preuve d’une solidarité et d’une générosité bien comprises. Il n’y aura aucun progrès si l’aide au développement reste au niveau où elle est et si elle n’est pas regardée comme le complément indispensable des conditionnalités environnementales et sociales sans lesquelles la mondialisation est condamnée à l’échec.

 

Je voudrais proposer une autre révolution dans la gouvernance mondiale pour que les normes qui sont inscrites dans les accords internationaux soient effectivement appliquées. A quoi servent des normes qui n’ont aucun caractère obligatoire ?

 

Cette révolution repose sur l’idée que les institutions spécialisées puissent intervenir dans les litiges, notamment les litiges commerciaux, par le biais de questions préjudicielles.

 

Bâtissons ensemble cette nouvelle gouvernance mondiale pour que l'OIT puisse avoir son mot à dire auprès de l'OMC, du FMI et de la Banque mondiale dès lors que sont en jeu les normes fondamentales qu'elle est chargée de faire respecter! La communauté internationale ne peut être schizophrène et ignorer à l'OMC ou dans institutions de Bretton Woods ce qu'elle promeut à l'OIT. C’est le rôle de la saisine préjudicielle d’éviter que cela se produise.

 

Ainsi le juge du commerce ne serait plus le seul à décider.

Ainsi le droit commercial ne serait plus le seul à prévaloir.

Ainsi l’OIT serait-elle obligatoirement saisie chaque fois que dans un contentieux impliquant des Etats une question relative au respect des droits fondamentaux du travail serait posée. Le FMI serait obligatoirement saisi quand se trouverait posée une question relative au dumping monétaire ou à ce que l’on pourrait qualifier de « dumping prudentiel ». La future Organisation mondiale pour l’environnement serait obligatoirement saisie en matière de dumping environnemental. De la sorte la logique marchande ne pourrait plus l’emporter sur toutes les autres et toutes les règles deviendraient véritablement des normes que chaque institution internationale spécialisée s’appliquerait à faire respecter pour ce qui concerne son domaine de compétence.

 

Naturellement, on ne règlera rien si on ne règle pas d’abord la question du capitalisme financier qui impose à l’économie et à la société son propre système et ses propres normes. Les réunions du G 20 à

Washington et à Londres resteront dans l’histoire comme des étapes décisives dans la reconstruction d’un nouvel ordre mondial. A condition que les engagements qui y ont été pris soient tenus. Déjà beaucoup de choses ont changé, je pense en particulier aux paradis fiscaux. Mais dans beaucoup de domaines, il faudra aller beaucoup plus loin pour reconstruire un système financier qui finance davantage les entrepreneurs que les spéculateurs.

 

Il faut tout revoir : la surveillance prudentielle des banques, la réglementation des hedges funds, l’organisation des marchés, les règles comptables, les modes de rémunération. C’est le moment d’aller le plus loin possible. Ce n’est pas le moment de reculer. Nous n’avons pas de temps à perdre. Nous sommes passés au bord de la catastrophe. Faut-il prendre le risque de recommencer ? Je sais bien que dans certains milieux, dans certaines administrations, parce que les marchés vont un peu mieux, parce que les spéculateurs se sont remis à spéculer, il y a la tentation de réduire la portée de ce qui a été décidé.

 

Céder à cette tentation serait une faute.

 

Je le dis à tous les Chefs d’Etat et de Gouvernement du G20 c’est pour chacun d’entre nous une responsabilité historique d’aller au bout de ce que nous avons entrepris, de ne laisser aucun groupe de pression, aucune bureaucratie, aucun intérêt particulier y faire obstacle.

 

Je veux dire au Président des Etats-Unis que l’Amérique doit être la plus ambitieuse parce que c’est sa vocation, parce que c’est son rôle de précéder le mouvement, parce que c’est à l’Amérique de Wilson et de Roosevelt que nous devons le multilatéralisme et l’idée même d’une régulation et d’une gouvernance mondiales.

 

Je veux dire à tous les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union européenne que l’Europe doit être exemplaire parce c’est ainsi qu’elle sera la plus fidèle à ses valeurs et qu’elle pourra les faire partager.

Que pourrait dire au monde une Europe qui ne serait même pas capable de se doter d’une régulation et d’un régulateur européens ?

 

Je veux dire à tous ceux qui ont peur du changement que le changement est nécessaire pour rétablir la confiance et que le plus risqué serait de ne pas changer.

 

Je veux leur dire que la France veillera à ce qu’aucun débat ne soit enterré, à ce qu’aucune question ne soit éludée.

Regardez le débat sur la taxe Tobin qui est une taxe pour freiner la spéculation. Je ne sais pas si c’est une bonne idée. Je ne sais pas si elle est applicable. Mais qui pourrait comprendre que ce débat soit enterré ?

 

Que l’on sache en tout cas que je ne laisserai pas faire subir à la taxe carbone le sort que l’on a fait subir par le passé au débat sur la taxation de la spéculation. Parce que la taxe carbone c’est la condition d’une concurrence loyale et d’un effort partagé pour sauver la planète.

 

Je veux le dire, il y a urgence à poser cette question et à y répondre si l’on ne veut pas avoir à choisir demain entre le libre échange et la lutte contre le réchauffement climatique, ce qui serait proprement absurde.

 

La France veut porter le débat sur la réforme de la gouvernance mondiale.

Elle veut porter le débat sur la réciprocité et sur la conditionnalité environnementale et sociale.

 

J’appelle aussi l’attention sur la nécessité qu’il y a à avancer sur la réforme – oserai-je dire la refondation ? – du système monétaire international. Comment ne pas voir que c’est toujours le travail qui paye le premier les conséquences du désordre monétaire ? Comment ne pas voir que dans la déloyauté de la concurrence mondiale ce sont les monnaies qui jouent aujourd’hui le rôle le plus important ?

Il faudra bien qu’à l’avenir le G20 se saisisse aussi de cette question. Comme il faudra bien qu’il prenne davantage en compte la dimension sociale de la crise et du nouvel ordre mondial qu’il entend contribuer à construire.

J’ai plaidé pour que le Directeur Général de l’OIT participe à la réunion des chefs d’État et de gouvernement au même titre que le Directeur Général du FMI ou du Directeur Général de l’OMC. Je plaiderai, encore, car c’est à mes yeux une nécessité absolue que la question du travail soit mise au

centre de la réflexion et considérée comme un problème secondaire.

 

Je souhaite que l’OIT fasse des propositions concrètes pour mettre la promotion du travail décent au cœur des règles qui constitueront demain le fondement d’un ordre mondial plus respectueux de l‘homme.

 

La crise des années 1930 nous enseigne qu’il ne faut pas répondre à la crise en imposant aux salariés des sacrifices si lourds que la reprise serait difficile, voire impossible. Aussi, la France soutient-elle l’adoption par la Conférence internationale du travail de « Conclusions » sur un « Pacte mondial pour l’emploi ». Elle souhaite que ce Pacte pour l’emploi soit discuté dans le cadre d’une « commission sur l’emploi » à laquelle l’OIT et les partenaires sociaux participeraient pour préparer le prochain sommet du G 20.

 

Ces débats sont des débats essentiels.

Ce sont des débats à travers lesquels se joue notre avenir.

 

Je mesure ce que ces révolutions dans la régulation et la gouvernance mondiale exigent de rupture dans les habitudes, les comportements, les manières de penser.

 

Je ne sous-estime pas les objections qu’on peut leur opposer, ni les craintes qu’elles peuvent susciter, notamment dans les pays en voie de développement ou dans les pays émergents.

 

Je sais que beaucoup de partenaires de la France ne seront pas d’emblée d’accord pour aller aussi loin.

Mais c’est le devoir de la France de montrer la voie et de susciter le débat. La France n’aura pas raison toute seule. Mais si on n’ouvre pas ces débats maintenant, quand la crise force tout le monde à s’interroger, quand le fera-t-on ?

 

A ceux qui abordent avec méfiance la conférence de Copenhague sur le climat,

A ceux qui hésitent à donner plus de pouvoir de régulation au FMI,

A ceux qui retardent sans cesse la ratification des conventions de l’OIT,

A ceux qui regardent la création d’une Organisation mondiale pour l’environnement comme une menace à la liberté du commerce et une entrave à la croissance économique,

Je veux dire que la seule chose dont ils doivent avoir peur c’est de l’immobilisme.

 

Le Président Roosevelt l’avait dit aux Américains en 1933 dans son discours d’investiture : « la seule chose dont nous devons avoir peur, c’est de la peur elle-même ».

 

Pour sortir de la crise, pour rétablir la confiance, pour que des centaines de millions d’hommes puissent de nouveau regarder l’avenir comme une promesse, il nous faut changer de modèle de croissance. Nous n’y parviendrons pas si nous ne réussissons pas à réguler la mondialisation.

 

Nous devons nous souvenir que la démocratie, la liberté, l’ouverture, le progrès social ne sont nullement des acquis irréversibles.

 

Je voudrais achever mon propos en citant Francis Blanchard, cet autre grand Directeur Général de l’OIT qui pendant 15 ans l’a tant marquée de sa forte personnalité et de son engagement total.

Il écrit en achevant ses Mémoires : « Le problème n’est pas celui des fins fixées dans tant de déclarations solennelles et d’agendas, mais celui de leur suivi et des moyens que seule une forte volonté politique permettrait de mettre en oeuvre dans des domaines vitaux et dans l’urgence. Des discours accompagnés d’engagements précis s’imposent pour faire sauter plusieurs verrous qui ferment les voies du développement durable ».

 

Il pensait à l’aide publique au développement, à l’eau, à la lutte contre le sida, à l’éducation, à la culture, à l’énergie, au logement, à l’emploi… Dès 1976 l’OIT avait souligné la nécessité d’une stratégie couvrant en même temps tous ces besoins essentiels. Qu’avons-nous fait depuis ?

 

Je reprends ses propres mots pour rendre justice à l’OIT qui « a eu grand tort d’avoir raison trop tôt ».

N’attendons pas pour agir qu’il soit trop tard.

 

Quel monde laisserions-nous à nos enfants si nous n’étions même capables de nous mettre d’accord sur la limitation des gaz à effet de serre, sur les paradis fiscaux ou sur des principes aussi fondamentaux que la liberté syndicale, l’interdiction du travail forcé, l’abolition du travail des enfants ou l’élimination des discriminations en matière d’emploi, au moins comme des objectifs que nous voulons tous nous efforcer d’atteindre ?

 

Quelle responsabilité porterions-nous vis-à-vis des générations futures et vis-à-vis de notre propre conscience si nous y renoncions ?

Par Thierry Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 19 juin 2009


Le 18 juin 1940, peu d'auditeurs ont entendu à la radio l'Appel du Général DE GAULLE depuis LONDRES, mais l'Histoire aura retenu qu'il fût l'acte fondateur de la Résistance, l'appel au ralliement, le cri de l'espoir, de la lutte ainsi que du refus de la défaite et de l'asservissement.

 

La majorité municipale communiste de Champs sur Marne a fait une nouvelle fois le choix de ne pas commémorer cet évènement.


Logique lorsque l'on se rappelle que les dirigeants communistes français de 1940 étaient alignés sur l'adulée URSS et souscrivaient au "Pacte de non agression" conclu entre Hitler et Staline en août 1939.

Puisque cette date n’a apparemment pas d’importance aux yeux de la majorité municipale, à moins que ce ne soit dû à une connaissance lacunaire ou partiale des évènements majeurs de la Seconde Guerre Mondiale, Monsieur Alain Kelyor, Maire d’Emerainville, a  convié l’opposition de Champs-sur-Marne, à la commémoration de l'Appel du général de Gaulle organisée dans sa commune.

Par Thierry Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 19 juin 2009

Les Elections européennes du 7 juin auront démontré, avec force, que le travail paye et qu'avoir parlé de projet européen était le seul moyen d'attirer les suffrages des électeurs.

 

A l'échelon national, la liste UMP - Nouveau Centre est arrivée largement en tête devant le Parti Socialiste qui, englué dans ses dissensions internes et incapable de proposer un projet alternatif et cohérent, a reçu un cinglant camouflet.

 

A Champs-sur-Marne, la présence du maire communiste sur la liste de gauche n'a pas joué, son Front de Gauche ne représente que 11,46% des votants. Maud Tallet n'est pas élue. Les socialistes ne font guère mieux et la présence d'Olivier Faure sur leur liste, candidat défait aux Elections législatives de 2007 n'y a rien changé avec seulement 15,79% des voix.

La liste Europe Ecologie progresse très nettement avec 19,94% des suffrages et talonne de près la liste UMP - Nouveau Centre (21,45 %).

Quoi de plus normal lorsque l'on connaît l'attachement des campésiens à leur cadre de vie. Une bonne nouvelle qui nous conforte sur nos positions dans les combats à venir contre la densification urbaine outrancière projetée par la municipalité, contre le déboisement, contre le non-traitement des déchets verts et contre les pollutions visuelles.

 

Un grand Merci aux électeurs Campésiens, qui grâce à leur vote pour les candidats de la liste UMP - Nouveau Centre ont fait de la majorité présidentielle la première force politique de Champs-sur-Marne.

Parallèlement, le résultat cumulé des partis qui administrent la commune n'atteint que 47,19%.

Alors, même si, à l'échelon local, la route qui nous mènera à la victoire est encore longue, ne boudons pas notre plaisir et savourons ensemble ce premier succès.

 

 

Thierry Dubois
avec : Nelly Dalissier, Nadia Robert, Laurent Laporte et Didier Lopez
ouichamps@hotmail.fr

Par Thierry Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 14 juin 2009

Retour sur l'établissement public foncier d'Ile-de-France (EPFIF)

Quelle est donc cette nouvelle entité administrative?
Il s'agit d'une nouvelle instance, créée en 2006 par le Conseil Régional et chargée de réaliser (entre autres missions) de la veille foncière [1].

L'EPFIF permet d'apporter aux communes, intercommunalités, etc… un soutien financier et logistique pour la gestion du foncier. Il n'impose en revanche aucune tutelle aux collectivités avec lesquelles il noue des conventions, les laissant libres de leur développement.

Son rôle permet de compléter l'instrument de planification urbaine qu'est le Plan Local d'Urbanisme (PLU) dans lequel pourront être intégrés les périmètres de veille foncière visés par les conventions avec l'EPFIF).

En France, les collectivités territoriales, jusqu'à il y a peu de temps, pâtissaient d'un manque de stratégie foncière et ne disposaient pas des moyens d'en mettre une en oeuvre. Or une politique foncière cohérente permet d'être en capacité de maîtriser le devenir de certains quartiers, de décider de leur mixité fonctionnelle (logements, bureaux, commerces...). Elle permet aux collectivités d'anticiper et d'être actrices de leur urbanisation.

L'EPFIF à ce titre lutte  contre la spéculation (grandes pressions foncières sur certaines villes de la Région Ile-de-France due notamment à la réduction des terrains disponibles) et  contrôle  toute la chaîne foncière précédant l’aménagement. Les propriétaires n’étant plus libres de vendre leurs biens au plus offrant.


Un foncier contrôlé et une maîtrise de l'aménagement urbain

Comment fonctionne cet établissement public, dès lors qu'une convention de veille est signée? Sur le périmètre délimité, la commune dispose d'un droit de regard, pour chaque cession d'un bien immobilier. Par délégation,  l'EPFIF procède aux acquisitions selon évaluation des domaines et aux remembrements de terrains nécessaires pour ensuite réaliser, notamment, des opérations de logements.

Il dispose de plusieurs outils : l'expulsion (qui a été rejetée par la municipalité de Champs dans sa convention), la négociation à l'amiable, le
droit de préemption urbain. Dans ce dernier cas, la commune se porte acquéreur en priorité d'un bien immobilier mis à la vente. La commune demandera alors à l'EPFIF d'intervenir avec elle. Mais il est possible pour le propriétaire, in fine, si aucun accord n'est trouvé entre les parties, de refuser de vendre au nouveau prix proposé et de conserver son bien.

Cela permet à la commune de maintenir le statu quo et de se constituer une réserve

Foncière.


 
La vérité sur le devenir du centre-ville 


Le conseil municipal du lundi 26 janvier 2009 a décidé d'autoriser le maire à signer la convention de veille foncière sur un périmètre qui couvre le centre ville. Un portage pré-opérationnel d’une durée de 24 mois, reconductible une fois.

L'objectif clairement défini par la mairie de Champs est "de réaliser des programmes comportant au moins 80 logements par hectare pour le secteur situé au nord de la RD 199 et 60 par hectares au sud de celle-ci." Ces programmes auront des impératifs de développement durable à respecter et devront intégrer 30% de logement social 
 La municipalité souhaite conserver la spécificité architecturale et patrimoniale du centre-ville.

 

Le maire quant à elle continue d’affirmer qu’aucun projet n’est en cours.

 Mon petit doigt très bien informé me dit que les plans sont à l’étude et que les futurs  immeubles du centre ville seront de type R+2 plus combles.

Par Thierry Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 12 juin 2009

Le Val Maubuée est un secteur de « Marne la Vallée ville nouvelle ».

 

Il regroupe les villes de Champs-sur-Marne, Croissy-Beaubourg, Emerainville, Lognes , Noisiel et Torcy.

 

Pour gérer cette agglomération comme une commune riche de plus de 90.000 habitants, il a été mis en place un Syndicat d’Agglomération Nouvelle (SAN) auquel les communes ont délégué, il y a plus de 30 ans, une partie de leurs compétences les plus importantes comme l’urbanisme, les réseaux routiers et d’assainissement, le logement…

 

Après chaque élection municipale, les communes élisent au scrutin majoritaire, au sein de leur conseil municipal, un nombre de délégués proportionnel à leur population pour les représenter au sein du SAN. De fait et par conséquent l’opposition campésienne n’y est pas représentée.

 

Le but de cette intercommunalité qui, dans l’esprit du législateur était de mettre nos moyens en commun pour réaliser un certain nombre de projets, a été rapidement dévoyé par des élus de gauche qui ne représentent plus leur ville, mais leur parti politique.

 

L’idéologie a pris le pas sur les réalités, avec toutes les conséquences que cela entraîne.

 

L’adhésion de la gauche sur la forme et sur le fond au schéma directeur de la région Ile de France au travers du plan local d’habitat et demain du plan local d’urbanisme, engendrera entre autres lieux une densification sur le centre ville de notre commune.

 

Avec le risque d’une mauvaise gestion de l’habitat social tant en nombre qu’en cadre et qualité de vie.

 

Evidemment les élus de gauche seuls décideurs ont posé sur l’information une chape de plomb pour que leurs échecs ne soient pas connus des habitants du Val Maubuée et toutes les parutions, tous les moyens de communication de l’intercommunalité ne font que chanter les louanges des dirigeants du SAN.

 

Il est urgent que les choses changent pour que la voix et les propositions de la droite campésienne  puisse se faire entendre.

Par Thierry Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 12 juin 2009




Un résultat qui nous engage
Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a estimé dimanche soir que la victoire du parti de la majorité aux élections européennes était "un succès important".

Xavier Bertrand, a déclaré que ce résultat était "un résultat au-delà de nos espérances, mais un résultat qui nous engage"."C'est un succès important qui nous donne aussi des responsabilités importantes parce que l'abstention est toujours aussi présente",   "Dans toute l'Europe, le taux d'abstention est important parce que ça montre bien que des questions sont là sur l'Europe et qu'il nous faut continuer à faire changer l'Europe".

Il a également estimé que les résultats des élections européennes représentaient "la défaite" de ceux qui n'avaient "pas parlé d'Europe dans cette campagne" et "la sanction d'une opposition hystérique et obsessionnelle".


Par Thierry Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés